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  • Voilà une nouvelle rubrique qui donnera suite à d'autres rubriques, puis à d'autres, à chaque fois que je réaliserais un nouveau court-métrage.

    Ici voilà les deux premiers épisodes d'une micro-série d'entrainement en mode "Chaplinesque" qui ne sont pas de mon fait (initialement un projet scolaire de mon frangin). Enfin bref on s'amuse comme on peut !

    Petite chaine YT donc pour le moment. Elle me sert surtout de crash test mais elle verra naître un projet en cours bien plus sérieux. Un nouveau court-métrage avec une équipe technique complète et la collaboration musical d'un groupe que j'affectionne particulièrement.

    En attendant voilà mes expérimentations (en collaboration avec mon petit frère pour l'épisode 1 qui est à l'origine du "scénario", et de Odile Jacquemet qui est l'actrice attitrée pour le moment ainsi qu'à l'origine du "scénario de l'épisode 2) 

     

    Ep1:

     

    Ep2:

     

    Merci d'avance pour vos retours !

    En bonus le lien vers le film réalisé dans un cadre universitaire (L3), il y a bien 3 ans maintenant, où j'étais scripte.

     

     


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    Les 8 salopards, 8ème film du célèbre Quentin Tarantino est sorti le 6 Janvier 2016 dans les salles françaises. Il s’agit d’un huit clos où l’on suit, initialement, deux chasseurs de primes. L’un, John Ruth ayant capturé une prisonnière, Daisy Domergue, qu’il veut livrer à la justice, et l’autre, le major Marquis Warren, un ancien soldat de l'Union devenu lui aussi chasseur de primes. Tous deux après une rencontre hasardeuse veulent se rendre dans la même ville pour toucher leurs primes. Ils rencontrent sur leur chemin Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Alors qu'ils sont surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans un relais de diligence où se trouvent déjà quatre autres personnes : Bob, qui s'occupe du relais en l'absence de la propriétaire, Oswaldo Mobray, le bourreau de Red Rock, le conducteur de troupeaux Joe Gage et le général confédéré Sanford Smithers. Coincés par la tempête, les huit voyageurs vont s'engager dans une série de tromperies et de trahisons.

    Après séance on ressort bouleversé par de nombreux rebondissements qui paraissent bien ficelés et font plaisir à voir. L’esthétique Tarantino est toujours bien présente, la violence exagérée, le racisme, des plans magnifiques etc. Néanmoins, avec le recul, plusieurs choses me chiffonnent. Attention la suite n’est que Spoiler !

    D’abord on comprend rapidement qu’un blizzard surgit et force nos protagonistes à trouver refuge dans une mercerie que le Major connait très bien. C’est dans cette endroit que va se passer toute l’intrigue et où, au fur et à mesure, on comprend qu’ils sont tombés dans un traquenard très bien organisé. Chaque personnage présent s’invente une personnalité alors que tous font partis de la même bande de malfrats ayant pour but de délivrer la prisonnière de John Ruth. On les voit ainsi mettre en route leur plan, plus tôt dans la journée, avant l’arrivée des deux chasseurs de primes. Pourtant à ce moment précis le blizzard n’a pas encore surgi ! Donc les deux chasseurs ne sont pas censés passer par cette auberge ?! Leur projet initial est d’aller directement en ville. Comment les bandits ont-ils pu alors deviner le blizzard et l’escale de leur complice ? Mettre au point un plan aussi précis sans certitude me parait compromis en toute logique.

    Ensuite le frère de la prisonnière reste caché au sous-sol une bonne partie du film pour créer un rebondissement. On le sait très proche de sa sœur et pourtant il décide de faire son apparition, à un moment où l’intrigue s’essouffle, de façon totalement illogique. Quelque temps auparavant on comprend que la vie de Domergue est en danger, notamment lorsque Ruth s’énerve contre elle à coups de coude, la menaçant sans relâche. Dès lors, pourquoi le coup de feu tiré par le frère de cette dernière ne survient-il pas plus tôt ? Ayant pour cible Ruth et non le Major ? Sachant que tous les autres personnages sont de mèche, il aurait était très simple de les abattre à ce moment ? Ou bien encore lorsque Ruth confisque les armes de tout ce beau monde ? 

    Bref, de très nombreuses issus favorables aux malfrats aurait été possible surtout lorsqu’on les caractérise comme étant des têtes pensantes aussi minutieuses. Cependant, je reconnais aisément le génie de Tarantino sur bien d’autres facettes de l’histoire. La première étant le décès de John Ruth, assassiner le personnage auquel on s’attache depuis le début comme étant le héros est tout bonnement jouissif. Tel Hitchcock dans Psychose on retrouve très facilement la fascination que Tarantino a pour son art.

    On salue également le talent des acteurs et principalement de Samuel L. Jackson lors de son monologue hardcore où il explique en détail comment il a humilié le petit homme blanc. Discours qui aurait très vite pu être ridicule venant de quelqu’un d’autre. On retrouve ici l’ambiance « drôle et décalée » présente dans Pulp Fiction qui manquait tant aux autres films de Tarantino. On apprécie grandement aussi la prestation de Walton Goggins (Mannix) présenté initialement comme un simplet très probablement menteur, mais qui s’avère juste et simplement intègre à des idées inculquées par son père. Le passage du semi-débile à l’homme d’honneur est tout simplement grandiose, nous prouvant une fois de plus le talent des acteurs, du réalisateur.

    En toute honnêteté j’ai pris en horreur ce cinéaste pour la violence purement gratuite qu’il a le don d’insérer dans ses œuvres. Mais ici, tout comme dans Pulp Fiction, le côté assumé de « l’humour noir » me semble justifier cette violence. Ce qui n’était absolument pas le cas dans l’horripilant Reservoir dogs, ou dans le passable Django. Longtemps je lui ai reproché de n’être qu’un pâle copieur de films bien plus intéressant (mais inconnu, ou trop vieux) sans prendre en compte que c’était, surement, avant tout, des hommages. Tarantino est un metteur en scène de talent mais un piètre scénariste. Cependant, ce film me réconcilie avec lui, malgré les incohérences monumentales qui me sautent aux yeux, on apprécie le divertissement et la volonté esthétique parfaitement maîtrisé.

    En définitif, toujours aussi violent mais plus facilement digeste grâce à l’humour assumé. Le scénario présente de grosses failles mais n’enlève que très peu au plaisir des rebondissements, tous plus appréciables les uns que les autres. Un bon moment, mais à ne surtout pas passer en famille. On souligne que le fond historique, l’après-guerre de sécession apporte une morale et un réel engagement de la part de Tarantino qui justifie également la violence et les conflits. Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce film car il est réellement dense mais il est de bon augure que j’arrête les spoilers en attendant vos avis !  


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  • Avec la sortie récente de la prometteuse série Better Call Saul l’envie me vient de revenir sur la série génialissime qui a engendré cette dernière, à savoir, Breaking Bad.

    Breaking Bad est une série achevé composé de cinq saisons (de 2008 à 2013) racontant les dernières années de vie d’un professeur de chimie, Walter White, à qui l’on vient de diagnostiquer un cancer du poumon. Accablé par la nouvelle et faisant l’état des lieux d’une vie légèrement misérable et décevante il décide de s’associer à un ancien étudiant, Jesse Pinkman, devenu petit dealer. Ils se lancent alors tout deux dans la création de méthamphétamine (la meilleure du marché) et vont gravir les échelons d’une hiérarchie bien différente du monde du travail « légal ». Son but étant d’accumuler assez d’argent pour que sa famille ne manque jamais de rien jusqu’à leur mort. Malheureusement tout ne se passe pas aussi simplement que dans son imaginaire et très vite une dure réalité va s’imposer à lui ce qui le fera dérailler et changera sa nature profonde.

    Cette série est une des meilleures sortis jusqu’à présent grâce à de nombreux facteurs.

    Notons en premier lieu un jeu exceptionnelle (à regarder en VOstfr s’il vous plait) de tous les protagonistes et en particulier Bryan Cranston et Aaron Paul. Bryan nous avait habitué à un jeu loufoque entant que père de famille dans la série Malcom et le voir ainsi incarné un personnage aux antipodes des comportements auxquels il nous avait accoutumé est bien plaisant. Il peut être très troublant au début de la série de réussir à s’attacher à Walter comme étant quelqu’un de sérieux mais grâce à son changement d’apparence on réussit à le voir rapidement comme un baron de la drogue (crâne rasé, chapeau et lunette noir).

    Aaron Paul lui débarque à peine après plusieurs petits rôles dans des séries comme X-files (d’ailleurs le créateur de la série Breaking Bad, Vince Gilligan, a écrit plusieurs épisodes de cette série), Bervely Hills ou Les Experts et à eu un rôle dans le Mission Impossible 3 de J.J Abrams en 2006 cependant c’est dans B-B qu’il nous montre l’étendu de son talent. Jesse Pinkman est un jeune homme aux multiples facettes il peut être un jeune délinquant, mais rester honnête malgré tout, attachant avec un contexte familial chaotique etc. il offre la possibilité à Aaron de montrer plusieurs type de jeu ce qui rend vraiment le personnage très complet. Rétrospectivement c’est très dommage (une fois de plus) de l’avoir négligé dans le film Exodus sur lequel il tourna entant que Josué.

    Ensuite, le scénario est très bien construit sans incohérence, avec suffisamment de climax mais également quelques épisodes plus lent permettant d’introduire la psychologie changeante des personnages. Comme par exemple l’épisode 10 de la saison 3 La mouche, où le manque de budget force les producteurs à tourner dans un seul endroit en huit clos ce qui forcera un dialogue très bien écrit pour ne pas rendre l’épisode totalement inutile. Le budget moyen par épisode est d’ailleurs normalement assez élevé avec 3.2 millions de dollars.

    Enfin la façon de filmer, le générique, la musique de cette série tout est aussi bien réaliser que pour un film prévu pour les salles de cinéma. Je place aisément cette série sur la même marche qu’un long-métrage récompensé à Cannes ou ailleurs. Elle n’a d’ailleurs pas manqué de récompense entre 2012 et 2014 de nombreux Awards et de très bonne critique de la part des plus grands (et pour une fois avec justesse).

    En définitif, c’est une série dont je fait l’apologie pour avoir réussit à relancer un art qui commencé à s’essouffler ces dernières années (mais elle est loin d’être la seule).  Elle est parfaitement équilibré entre réalisme, fiction, casting de génie, plans très réfléchis, humour, drame, thriller etc. Ce n’est cependant pas à conseiller pour les enfants. En effet, si on lâche la série avant le grand final saison 5 on pourrait pensé qu’elle prône l’argent facile et la réussite dans l’illégalité. On va suivre le cheminement de Walter qui va remettre en cause qui décide de ce qui est légal ou non et qui va en déduire que tout cela est arbitraire. Comme beaucoup de série ou film proposant un vrai fond et une réflexion intense de trop jeune spectateur pourrait y voir une tentation de réaliser les mêmes « bêtises ». Sans spoiler je préviens tout de même que la morale de la série est tout autre et que cela coutera très très cher à tous les protagonistes d’avoir jouer ce petit jeu dangereux. De plus le titre même de Breaking Bad signifiait prendre un mauvais tournant, l’acteur interprétant Walter a indiqué que « le terme Breaking Bad est une expression familière du sud et qui signifie que quelqu'un est sorti du droit chemin et a pris un mauvais tournant. Ceci peut être pour une journée ou pour la vie ».


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  • Sortie presque pour Noël Exodus est un film inspiré du périple de Moïse. Ridley Scott déjà bien connu pour Gladiator en 2000 ou Prometheus en 2012 (pour ne citer que cela) nous donne encore à réfléchir avec ce dernier film. L'année 2014 est décidément une année propice au film traitant de l'Ancien Testament. En effet, Darren Aronofsky fût lui inspiré par ces textes et retrace l'histoire de Noé dans son film du même nom.

    Ici, Exodus : Gods and Kings use d'un budget très confortable de 140 000 000 $. En deux semaines d'exploitation aux États-Unis le film rapportera plus de 52 500 000 $. Il fût tourner en seulement 74 jours dans des studios au Mexique et sur paysage naturelle en Espagne (désert) et cela pour le plus grand plaisir de nos yeux.

    Exodus : Gods and Kings met en scène la vision très personnelle du réalisateur sur toute l'épopée de Moïse. Après visionnage du film, on a l'impression d'avoir vu un péplum épique très sympathique plus qu'un récit biblique. Ce qui est finalement très agréable. Un sujet aussi sensible que la religion tournée comme cela permet d'apporter la connaissance de certaines informations présente dans le Livre de L'Exode de la Bible Hébraïque (comme la mise en scène des dix plaies de l'Égypte, ou la marche du peuple de Moïse dans le désert), bien que librement adapté.

    Ce film pourrait très bien servir d'introduction avant que les plus curieux lisent entièrement les textes sacrés. On sait cependant que ce film est déjà controversé puisque, plus que censuré, il fut interdit en Égypte et au Maroc. Naturellement, l'interdiction est le meilleur moyen de propager le film de toutes les façons les plus illégales possible, mais c'est un autre débat. Il semble que ce film, selon des Égyptiens chauvins, nuit gravement à l'image des pharaons et insulte la mémoire des « vrais constructeurs de pyramide ». De plus, des raisons plus religieuses impliquent une réelle controverse quant à l'incarnation faite de Dieu (un enfant particulièrement colérique par moment). C'est au spectateur de faire le tri entre ce qu'il veut croire ou comprendre. Le film ouvre au débat et à mon sens ce n'est pas un mal tant que cela se fait dans la tolérance. (Le 8 janvier après des négociations avec le réalisateur et la Fox le film ne sera plus interdit au Maroc mais seulement coupé ici et là pour pouvoir sortir sur le territoire.)

    Exodus: Gods and Kings de Ridley Scott (24 Décembre 2014)

    L'intrigue commence donc à l'âge adulte de Moïse lorsqu'il n'a pas encore pris conscience de la douleur de ses frères de sang (tous les esclaves Hébreux). Évidemment, la majorité du film se passe pendant son exil où l'on retrouve plusieurs faits bibliques écrits tel que son mariage avec Séphora (une bergère qu'il a défendue face à d'autres bergers) bien que les conditions de son mariage soit surement librement interprété et romancé pour que cela passe pour un mariage d'amour (coup de foudre).  Puis, Moïse a une prise de conscience sur l'existence de Dieu (alors que depuis le début il n'y croit absolument pas, ce qui permet au réalisateur de placer une réplique incisive sur la religion) qu'il rencontre sur sa colline.  Dès lors, il va quitter sa famille et entrer dans une guerre froide contre Ramsès (son « ex »- frère).  C'est ici que l'adaptation devient libre présentant Moïse comme un commandant extrêmement charismatique, un héros parfait, apprenant à son peuple à combattre et à ce délivrer.  Dieu, lui, prouve à ces derniers que Moïse est bien en contact avec lui (les 10 plaies surgissent donc).  La dernière plaie étant la mort de tous les enfants Égyptiens peut particulièrement heurter la sensibilité de certain, car Dieu va voler l'idée à Ramsès qui voulait noyer tous les enfants Hébreux si les plaies ne cessaient pas.  Suite à cette dernière horreur Ramsès va laisser partir Moïse avec son peuple pour finalement les poursuivre dans l'idée de tous les décimer.  L'intrigue s'arrête pratiquement au moment où Moïse fait traverser son peuple à travers la mer, célébrissime scène très bien rendu à l'écran.  Il n'y aura quasi rien sur les quarante ans d'errance du peuple dans le désert avant d'atteindre la Terre promise, Israël.

    Ce film est donc visuellement très beau, on ne tombe pas trop dans la surenchère, les dix plaies sont très esthétiques.  L'univers est toujours maîtrisé tout comme dans Gladiator, et le sujet est, de fait, très intéressant.  Un jeu d'acteur très juste fait plaisir à voir, c'est donc un bon film à regarder en famille pour se divertir.

    Il y a cependant plusieurs « hic ». Parlons des acteurs, Christian Bale dans le rôle de Moïse est magistral, il occupe tout le film et c'est possible qu'avec un autre le film n'aurait pas été aussi prenant. Malheureusement, le rôle de Josué interprété par Aaron Paul est très largement délaissé, ce qui est très décevant, car on connaît les talents du jeune homme aux vues de la série, qu'il n'y a plus à présenter, Breaking Bad. C'est dommage que son talent en tant qu'acteur, mais aussi l’importance de son rôle, n'ai pas la place qu'il mérite. Josué est tout de même le successeur de Moïse en tant que commandant militaire. Ici, on ne voit qu'un petit jeune suivant le héros comme son ombre.

    Exodus: Gods and Kings de Ridley Scott (24 Décembre 2014)

    On appréciera la volonté du réalisateur à ne pas trop diaboliser Ramsès bien que cette volonté n'ait pas suffis à le rendre visible à l'écran. En effet, c'est un échec, il est très rapidement le grand méchant et Moïse le gentil. Cette vision très manichéenne est bien dommage sur un sujet ouvrant au débat, elle bloque très vite la tolérance et la compréhension de Ramsès. On voit qu'il y a la volonté de le rendre complexe en le montrant affectueux avec sa femme et son fils, on voit qu'il aime Moïse comme son vrai frère (lorsqu'ils reçoivent leurs épées jumelles), il refuse d'ailleurs de le tuer et préfère l'exiler lorsqu'il apprend sa véritable origine. Malgré cela, il incarne complétement le pharaon imbu de sa personne, et sacrifiant les hommes et les esclaves à tout va, y compris ses scientifiques qui viennent justifier les dix plaies.

    En définitif, c'est un film très beau, avec beaucoup de prises de risques par rapport à l'interprétation du récit biblique et à l'incarnation faite de Dieu (l'enfant). Il reste un péplum épique tel que Ridley Scott sait les faire avec un casting bien choisit malgré le délaissement d'Aaron Paul et la trop grande « blancheur » des acteurs pour ces rôles (selon certains).


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